Foire aux questions
A propos du concept
Qu'est-ce qu'une expédition en bateau d'exploration ?
Une expédition en bateau d’exploration est un voyage actif et participatif au cœur de zones reculées, où le navire sert à la fois de moyen de transport non invasif, d’outil d’exploration et de camp de base mobile. Contrairement au tourisme de masse, l’accent est mis sur la liberté d’accès aux côtes sauvages, la flexibilité de l’itinéraire et une immersion profonde dans des territoires vierges de toute infrastructure.
Quelle est la différence entre une croisière d'expédition et une croisière classique ?
La croisière classique recherche le confort standardisé d’un hôtel flottant géant sur des routes touristiques balisées. La croisière d’expédition à bord de KAMAK privilégie l’exploration brute de territoires sauvages, la déconnexion, l’apprentissage auprès de guides professionnels (comme Jean Bouchet, Guide de Haute Montagne) et une navigation lente et flexible, respectueuse de la faune sauvage.
Pourquoi choisir un petit bateau plutôt qu'un grand navire d'expédition ?
Un petit bateau comme KAMAK (24 mètres) permet d’accéder à des fjords étroits, peu profonds ou encombrés de glaces, totalement inaccessibles aux grands navires. De plus, cela évite l’effet « débarquement de masse » : vous explorez la nature en petit groupe, sans perturber la faune sauvage, tout en profitant d’une ambiance humaine et solidaire d’une vraie cordée.
Combien de passagers embarquent sur KAMAK ?
KAMAK accueille de 5 à 10 participants maximum par expédition, encadrés par un ou deux guide et un équipage professionnel de 3 personnes (deux
skippers et un cuisinier). C’est ce format ultra-réduit qui garantit l’exclusivité, la sécurité et la convivialité du séjour.
En quoi le concept de refuge flottant est-il différent d'une croisière ?
Pourquoi voyager à bord d'un voilier plutôt que d'un bateau de croisière ?
A propos des destinations
Quelle est la meilleure destination arctique pour une première expédition ?
L’Islande (notamment les Westfjords et la réserve naturelle de Hornstrandir) est idéale pour une première expérience conjuguant mer, toundra sauvage, sources chaudes et observation facile des oiseaux marins et cétacés, sans les contraintes de sécurité liées à l’ours polaire.
Si vous cherchez directement l’ambiance des grands glaciers et des icebergs, le Spitzberg en été offre un excellent premier pas dans le véritable Arctique polaire avec sa faune exceptionnelle.
Attention, il n’y a pas d’icebergs au Spitzberg contrairement au Groenland
Quelle destination choisir entre le Spitzberg, le Groenland, l'Islande et la Norvège ?
Chaque destination possède sa propre identité :
- Norvège (février – avril) : Le paradis mondial du ski de randonnée avec des descentes mythiques qui finissent directement au niveau de la mer (Lofoten, Lyngen, Finnmark).
- Spitzberg (mai – juillet) : L’Arctique originel. Banquise, glaciers géants se jetant dans la mer, toundra fleurie, morses et le royaume de l’ours polaire.
- Islande (juillet – août) : Terres volcaniques, sources chaudes, falaises monumentales couvertes d’oiseaux (macareux), fjords sauvages.
- Groenland (août – septembre) : Les fjords les plus profonds et gigantesques du monde (Scoresby Sund), icebergs cathédrales, randonnées sauvages et nuits propices aux aurores boréales.
Quel est le plus beau fjord de Norvège pour le ski de randonnée ?
Les Alpes de Lyngen restent légendaires pour leurs crêtes escarpées et leurs couloirs plongeant directement dans le bleu du fjord. Cependant, les îles Lofoten (avec leurs pics acérés surgissant de l’océan) et le Finnmark (sauvage et isolé) offrent des ambiances tout aussi spectaculaires.
Quelle est la meilleure période pour partir au Spitzberg ?
Pour le ski-voile : De la mi-avril à début juin pour skier sous le soleil de minuit sur des sommets enneigés jusqu’à la mer.
Pour la randonnée et la découverte : De la mi-juin à la mi-juillet, au cœur de l’été arctique, lorsque la toundra s’éveille et que la banquise côtière libère les fjords.
Quand et où observer les aurores boréales ?
L’observation des aurores boréales nécessite de l’obscurité. La période idéale se situe soit de fin févirer a tout début avril en Norvège, soit en fin d’été à partir de la mi-aout lorsque la nuit revient au nord du cercle polaire.
- Au Groenland : Début septembre, les nuits s’allongent et offrent un ciel polaire d’une pureté absolue, sans aucune pollution lumineuse.
- En Norvège : Durant nos séjours de ski-voile en février et mars.
Où voir des ours polaires ?
Le Spitzberg (Svalbard) est l’un des meilleurs endroits au monde pour observer l’ours polaire dans son environnement naturel, le long des côtes isolées, sur la banquise dérivante ou à proximité des fronts glaciaires. On peut également, plus rarement, en croiser sur les côtes sauvages de l’Est du Groenland.
Où observer les baleines en Arctique ?
L’Islande (notamment le Skagafjörður) et le Spitzberg sont d’excellents choix en été (juillet/août) pour l’observation naturelle des cétacés : baleines à bosse, petits rorquals, dauphins et marsouins.
Où voir les morses ?
Où observer les oiseaux marins en Arctique ?
L’Islande (les falaises géantes de Hornbjarg et l’île de Drangey ou de Grímsey) abrite d’immenses colonies de macareux moines, guillemots et fulmars.
Le Spitzberg offre aussi d’incroyables falaises à mergules nains, mouettes et goélands.
Ski-voile
Qu'est-ce que le ski voile ?
Le ski voile combine deux mondes d’exception : vous naviguez à bord de KAMAK pour vous déplacer de fjord en fjord, et chaque matin, le zodiac vous dépose directement sur la plage, skis aux pieds, pour gravir des sommets vierges et redescendre jusqu’au niveau de la mer.
Faut-il être un excellent skieur pour participer ?
Quel niveau de ski est demandé ?
- Technique : Vous devez savoir réaliser des conversions « propres » à la montée et être capable de skier en sécurité dans tout type de neige à la descente.
- Physique : Être capable d’enchaîner des dénivelés quotidiens de 800 à 1 400 mètres.
- Matériel : Connaître parfaitement votre matériel de sécurité (DVA, pelle, sonde) et les techniques de cramponnage/piolet si les conditions l’exigent.
Quel matériel faut-il apporter ?
En plus de vos vêtements techniques de ski (système multi-couches), vous devez apporter votre matériel de sécurité avalanche (DVA, pelle métallique, sonde), vos skis de rando entretenus (peaux en parfait état, couteaux), des crampons en acier, un piolet, un casque de montagne, un sifflet et un harnais léger (pour le Spitzberg notamment). Une liste exhaustive et détaillée vous sera fournie.
Peut-on louer le matériel ?
Où observer les baleines en Arctique ?
- Matin : Petit-déjeuner copieux, préparation des sacs et embarquement des skis dans le zodiac.
- Journée : Dépose sur la plage par l’équipage, ascension d’un sommet sauvage choisi par le guide selon la météo et la neige, puis descente magique face au fjord.
- Après-midi : Récupération en zodiac, retour à bord pour une collation bien méritée ou un apéro convivial.
- Soirée : Navigation à la voile vers le prochain mouillage abrité, dîner chaud préparé par notre cuisinier et briefing pour le lendemain.
Quelle différence entre un séjour ski voile et un séjour en refuge ?
Au lieu d’être fixe, votre « refuge » se déplace chaque jour. Cela vous permet de skier chaque matin sur un sommet différent, dans des fjords inaccessibles par la route, sans aucune autre trace que les vôtres, tout en profitant du confort d’un intérieur chauffé et mobile.
Randonnée
Quel niveau physique faut-il avoir ?
Les randonnées sont-elles obligatoires ?
Peut-on rester à bord pendant que le groupe randonne ?
Quelle est la durée moyenne des randonnées ?
Vie à bord
Comment se passe une journée sur KAMAK ?
Chaque journée combine navigation douce le long des côtes, débarquements en zodiac pour explorer la toundra ou les sommets, et moments conviviaux à bord. Le soir, le bateau s’ancre dans un mouillage calme et sauvage pour la nuit.
Les cabines sont-elles privatives ?
Comment sont préparés les repas ?
Un cuisinier professionnel fait partie intégrante de l’équipage. Il prépare à bord des repas copieux, réconfortants et de grande qualité à partir de produits soigneusement sélectionnés.
Peut-on suivre un régime végétarien ou sans gluten ?
Oui, mais l’avitaillement étant entièrement anticipé et stocké à bord avant le début de la saison, il est impératif de nous signaler toute allergie ou régime particulier dès votre inscription.
Y a-t-il du réseau ou du Wi-Fi à bord ?
Une fois éloigné des ports de départ (Longyearbyen, Constable Point), KAMAK évolue dans des zones sauvages hors de toute couverture réseau. Il n’y a pas de Wi-Fi à bord pour les passagers : l’isolement et la déconnexion complète font partie intégrante de l’aventure polaire ! En cas d’urgence, l’équipage reste en contact avec la terre via des équipements de communication par satellite.
Peut-on recharger ses appareils ?
Oui ! KAMAK dispose de nombreuses prises électriques au format européen de 220V. Pensez simplement à apporter vos câbles et à bien les marquer (un simple bout de scotch de couleur évite de les mélanger avec ceux des autres participants).
Comment prend-on sa douche ? Y a-t-il de l'eau chaude ?
Oui, le bateau dispose d’une douche avec de l’eau chaude. Cependant, l’autonomie en eau douce dépend de notre capacité à recharger les réservoirs. Une gestion modérée et responsable est donc demandée à chacun pour que tout le monde puisse en profiter régulièrement tout au long du séjour.
Sécurité
Est-ce dangereux de naviguer en Arctique ?
Que se passe-t-il en cas de mauvais temps ?
La sécurité dicte notre conduite. Si la météo se gâte, nous adaptons le programme. Le bateau s’abrite dans des fjords ou des baies protégées. Les jours de tempête se transforment souvent en de mémorables journées de navigation sous voiles abritées, de pêche, de lecture au chaud ou de discussions passionnantes dans le carré.
Qui encadre les expéditions ?
Toutes les sorties sur le terrain (ski ou randonnée) sont encadrées par Jean Bouchet, Guide de Haute Montagne comptant plus de 10 à 20 ans d’expérience dans les régions polaires, ou par un guide partenaire hautement qualifié.
Quelles sont les mesures de sécurité à bord ?
KAMAK dispose de tous les équipements de sécurité réglementaires pour la navigation polaire. Lors des sorties à terre, le guide est équipé d’une radio VHF reliée en permanence au bateau et d’une pharmacie collective complète.
Comment gérez-vous la présence des ours polaires ?
Au Groenland et au Spitzberg, la sécurité face à l’ours fait l’objet d’un protocole draconien :
Observation préalable : Avant chaque débarquement, la zone est inspectée à distance aux jumelles.
Équipement de dissuasion : Le guide débarque toujours en premier, équipé d’un fusil et de fusées d’effarouchement.
- Consigne stricte : Le groupe de randonneurs doit impérativement rester groupé tout au long des déplacements. Les ours fréquentent très majoritairement le niveau de la mer et ne montent pas en altitude.
Faune
Quels animaux peut-on observer ?
Selon les zones et les saisons, vous pourrez observer des rennes du Svalbard, des renards polaires, des phoques, des morses, de nombreuses espèces d’oiseaux marins (macareux, guillemots, mergules nains), ainsi que des cétacés (baleines à bosse, petits rorquals, dauphins). Et bien sûr, avec de la chance, l’ours polaire.
Quelle est la probabilité de voir un ours polaire ?
Au Spitzberg, la probabilité est réelle car l’archipel abrite l’une des plus grandes populations d’ours au monde. Cependant, la nature n’est pas un zoo : les rencontres restent sauvages, imprévisibles et s’effectuent toujours à une distance respectueuse de l’animal et des consignes de sécurité.
Peut-on approcher les baleines ?
Nous pratiquons une observation lente et passive. Nous coupons ou réduisons la motorisation pour laisser les cétacés s’approcher d’eux-mêmes s’ils le souhaitent, dans le respect absolu de leur tranquillité.
Les observations d'animaux sont-elles garanties ?
Non, aucune observation n’est garantie dans le milieu naturel. C’est ce qui fait la magie et la valeur de chaque rencontre ! L’expérience de l’équipage et le choix des mouillages maximisent toutefois nos chances.
Préparation
Comment préparer une expédition en Arctique ?
Une bonne préparation commence par une excellente condition physique de base. Nous vous conseillons également une visite de contrôle chez le dentiste avant de partir (pour éviter qu’une rage de dents ne gâche votre séjour dans une zone isolée). Côté équipement, suivez scrupuleusement notre liste de matériel.
Quelle valise faut-il prévoir ?
⚠️ Règle absolue : Pas de valise rigide ni de sac semi-rigide à bord !
Les espaces de rangement d’un voilier ne permettent pas de stocker des bagages volumineux non compressibles. Utilisez impérativement un sac de voyage souple (type duffle bag souple Patagonia, The North Face, Millet, etc.) que vous pourrez facilement plier et ranger dans votre cabine.
Comment s'habiller en Arctique ?
La règle d’or est le système des 3 couches :
Couche respirante : Sous-vêtements thermiques en laine mérinos.
Couche isolante : Une bonne polaire ou une doudoune légère.
Couche de protection : Une veste et un pantalon imperméables et coupe-vent (type Gore-Tex). Prévoyez aussi de bonnes chaussures de marche montantes et imperméables, un bonnet chaud, un tour de cou (buff), et de bonnes chaussettes.
Faut-il un passeport ?
Pour les ressortissants français, un passeport ou une carte nationale d’identité en cours de validité suffit pour la Norvège, l’Islande et le Groenland. Le Spitzberg (bien que sous souveraineté norvégienne) étant hors espace Schengen, le passeport en cours de validité est fortement recommandé pour faciliter les contrôles lors des escales en Norvège.
Quelles assurances sont recommandées ?
Vous devez obligatoirement disposer d’une assurance assistance, recherche et rapatriement. Pour les séjours ski-voile en Norvège et au Spitzberg, veillez à ce que votre contrat couvre les activités de ski-alpinisme de recherche pour un montant de 15 000 € minimum (les contrats FFCAM ou Vieux Campeur sont très bien adaptés).
Faut-il des vaccins ?
Aucun vaccin spécifique n’est exigé pour voyager dans ces destinations nordiques et polaires. Soyez simplement à jour de vos vaccins usuels.
Bon à savoir : les questions les plus posées
Quel est le meilleur voyage en Arctique ?
Le « meilleur » voyage dépend de vos passions. Si vous cherchez la verticalité et le ski d’exception, optez pour la Norvège au printemps. Si vous rêvez de banquise, de faune et d’ours polaires, choisissez le Spitzberg en été. Si vous cherchez l’immensité absolue, les icebergs géants et le ciel étoilé, le Groenland en septembre sera votre graal.
Quel est le meilleur bateau pour découvrir l'Arctique ?
Pour vivre une aventure humaine authentique, loin du tourisme de masse, un voilier d’expédition de 24 mètres comme KAMAK est idéal. Entièrement géré par un guide de haute montagne, doté d’une coque renforcée, il offre l’équilibre parfait entre sécurité d’un navire polaire, confort d’un refuge et accès exclusif aux fjords étroits.
Comment choisir une croisière d'expédition ?
Fuyez les grands navires de plus de 100 passagers si vous voulez réellement explorer. Privilégiez les structures limitant le nombre de passagers à moins de 12 personnes, encadrées par des guides professionnels diplômés (guides de haute montagne UIAGM), et offrant une flexibilité totale de l’itinéraire pour s’adapter à la météo et aux opportunités de la faune.
Quelle est la différence entre un grand croisiériste et une petite expédition ?
Ceux-ci utilisent de grands navires de ligne ou d’expédition transportant des centaines de passagers sur des horaires et itinéraires fixes. À bord de KAMAK, vous êtes 10 passagers maximum. Le bateau s’adapte à vous, s’ancre dans des criques sauvages inaccessibles aux gros navires, et vous débarquez chaque jour de manière souple et intimiste grâce aux zodiacs.
Pourquoi partir sur un bateau de moins de 20 passagers ?
Zéro attente : Pas de file d’attente pour embarquer dans les zodiacs.
Flexibilité : Si un groupe de baleines apparaît, on peut s’arrêter plusieurs heures pour l’observer.
Impact minimal : Un groupe de 10 personnes ne perturbe pas la faune locale et ne détruit pas la toundra fragile.
Ambiance : On tisse de vrais liens d’amitié avec l’équipage et les autres participants.
Peut-on partir seul en expédition ? Les expéditions Kamak conviennent-elles aux voyageurs solo ?
Absolument ! De nombreux participants s’inscrivent seuls. L’ambiance conviviale « façon refuge d’altitude » facilite immédiatement l’intégration et le partage d’une passion commune pour l’aventure et la montagne. Vous partagez simplement votre cabine (double ou triple) avec d’autres participants du même sexe.
Quel âge faut-il avoir pour participer ? Les enfants sont-ils acceptés ?
Nos expéditions s’adressent à des adultes en bonne forme physique. Les adolescents motivés et sportifs peuvent participer s’ils sont accompagnés de leurs parents, sous réserve de validation par le guide de leur capacité à suivre le rythme des randonnées ou du ski.
Peut-on naviguer dans les glaces ?
Oui. KAMAK dispose d’une coque en acier renforcée spécifiquement conçue pour la navigation polaire, ce qui lui permet de se frayer un chemin en toute sécurité au milieu des plaques de glace dérivante (brash) et des petits icebergs dans les fjords du Spitzberg ou du Groenland.