Ski de randonnée au Spitzberg depuis un voilier
Le Spitzberg est l’île la plus connue et la plus grande de l’archipel du Svalbard. C’est aussi la seule sur laquelle on pratique le ski de randonnée.
Le Svalbard représente 63000 km² et le Spitzberg à lui seul 39000 km². Les autres îles de l’archipel du Svalbard sont la terre du Nord-Est (Nordaustlandet), l’île d’Edge (Edgeoya), l’île de Barents, l’île aux ours, l’île blanche et la terre François-Joseph.
Le Svalbard est administré par la Norvège. Celle-ci est représentée par un gouverneur qui veille au respect de la réglementation et du traité du Spitzberg (14 août 1925), dont les articles stipulent que les pays signataires peuvent exercer une activité économique (mais non militaire) sur l’archipel. Ce
qui explique la présence russe par exemple.
Le Svalbard signifie « côtes froides », nom donné par les vikings à ces îles, qu’ils pensaient reliées au Groenland, ne pouvant les contourner par le Nord, du fait de la présence de glace permanente.
Le Spitzberg, lui, signifie « montagne pointue », nom donné par le navigateur hollandais Willem Barents le 17 Juin 1596 lorsqu’il la découvre (enfin, pensant être le premier alors que les vikings mentionnent cette terre dans des annales datant de 1194).
Montagnes, glaciers, grands plateaux enneigés : c’est un paradis du grand nord blanc, et un paradis pour le ski de randonnée et le ski voile (c’est à dire ski de randonnée et nuits à bord d’un voilier, le voilier permettant de se déplacer de fjord en fjord pour effectuer de nouvelles sorties à ski de randonnée).
Montagnes, glaciers, grands plateaux enneigés : c’est un paradis du grand nord blanc, et un paradis pour le ski de randonnée et le ski voile (c’est à dire ski de randonnée et nuits à bord d’un voilier, le voilier permettant de se déplacer de fjord en fjord pour effectuer de nouvelles sorties à ski de randonnée).
Après la chasse aux morses dès 1606, c’est la chasse à la baleine qui sera pratiquée de façon intensive dès 1611 et donnera lieu à de vraies batailles entre anglais, français, danois, norvégiens,
hollandais. Des villes sont construites pour le dépeçage et l’extraction d’huile de baleine mais très vite tout cela sera fait à bord des bateaux pour éviter de séjourner sur l’île l’hiver.
Des trappeurs russes, puis remplacés par des norvégiens, s’installent et on chasse (ou massacre) l’ours, les bélugas, les renards, les phoques, les morses et les rennes. Les colonies d’oies et d’eiders fournissent un complément, ainsi que les œufs.
Au 19ème siècle des campagnes scientifiques se montent. Les recherches géologiques, cartographiques, se font dans l’idée de trouver des minerais exploitables (fer, marbre, cuivre, gypse, et surtout charbon). L’exploitation du charbon donnera lieu à la rédaction du traité du Spitzberg et se poursuivra après la seconde guerre mondiale et jusqu’à nos jours.
Parallèlement à cela, des expéditions sont menées au début du 20ème siècle pour rallier ou survoler le pôle Nord en ballon, en avion ou en dirigeable. La plupart ont donné lieu à des catastrophes.
La construction d’un aéroport en 1975, la création d’un pôle tourisme en 1989 et l’entrée en fonction de la municipalité de Longyearbyen en 2002 permettra l’essor du tourisme (et notamment le ski de randonnée et le ski voile) au Spitzberg.
La 1ère traversée à ski du Spitzberg du sud au nord fut réalisée en 1986 par trois polonais.
Le climat au Spitzberg, climat polaire maritime, est étonnamment et relativement doux (20 degrés plus haut que la même latitude au Canada, et 15 degrés plus haut que la même latitude en Sibérie), ce qui permet la pratique du ski de randonnée au printemps presque comme dans les Alpes (à moins de la survenue d’un vent polaire). Le Spitzberg n’échappe pas au réchauffement climatique marqué en arctique et devrait dégeler d’ici 2050…
Il ne pleut et ne neige pas beaucoup au Spitzberg (30% de moins qu’à Paris !) et les précipitations sont les moins importantes entre Avril et Juin. Le printemps est une période de temps stable et de ciel plutôt dégagé, donc propice là encore à la pratique du ski de randonnée. Cependant, il y a souvent formation d’une nappe de brouillard de faible épaisseur : à ski de randonnée, on peut se retrouver régulièrement au-dessus d’une belle mer de nuages.
Le vent est modéré mais il y a souvent des vents catabatiques qui descendent des plateaux enneigés et des glaciers, et l’incidence de l’orientation des fjords et du relief montagneux est importante. Certaines montagnes peuvent ainsi former de bons abris contre le vent, et on trouvera une meilleure neige pour le ski de randonnée sur les faces abritées.Mais un élément qui caractérise la période du ski de randonnée au Spitzberg, c’est le jour permanent ! Même à minuit, le soleil reste suffisamment haut dans le ciel pour qu’il fasse aussi clair qu’en plein jour, seul son intensité sera un peu moindre. Ainsi, on peut tout à fait planifier une sortie de ski de randonnée au Spitzberg à 22h ou 4h du matin ! L’hiver, la nuit polaire dure plus de trois mois.
Le courant du Spitzberg Ouest, dernier prolongement du Gulf-Stream, amène de l’eau plus chaude et plus salée que celle de l’océan Arctique. Ce courant explique en grande partie le climat doux du Svalbard permettant la pratique du ski de randonnée au Spitzberg et l’absence de banquise permanente le long de le côte Ouest. L’absence de banquise ne signifie pas absence de glace ou d’icebergs (de taille modeste et très découpés) et pour naviguer un bon bateau avec une coque en acier est nécessaire.
L’eau des fjords gèle l’hiver et dégèle petit à petit au printemps. L’épaisseur de la glace ne dépasse pas souvent un mètre, comme d’ailleurs la marée.
D’après la tectonique des plaques, le Svalbard s’est déplacé des tropiques vers le pôle et a été très souvent recouvert par la mer, ce qui explique la présence de nombreux fossiles. Au cours de l’ère tertiaire le Spitzberg a été compressé contre le nord-est du Groenland, créant la chaîne de montagnes formant un paysage typiquement alpin à l’est faisant la joie du pratiquant de ski de randonnée.
L’action de la mer érode les roches sédimentaires tendres et forme des plages de galets mais c’est surtout l’érosion glaciaire qui a façonné le relief, créant vallées, plateaux et sommets de forme pyramidale, cotoyants d’autres beaucoup plus plats dus au soulèvement de roches sans déformation. Le front glaciaire est plat et comporte peu de crevasses sauf dans sa partie proche de la mer, ce qui encore une fois favorise la pratique du ski de randonnée au Spitzberg.
Au niveau de la faune, il y a quelques mammifères terrestres au Svalbard : renard polaire, renne (facilement approchable, vous pouvez en croiser pas loin du rivage au retour d’une sortie ski de randonnée), ours blanc (présent surtout à l’Est, proche de la banquise et sur les glaces dérivantes) ; et des mammifères marins : phoques marbrés ou barbus, morses (quelques colonies), bélugas (en petits troupeaux c’est le cétacé le plus fréquemment et facilement observé à quelques dizaines de mètres de la côte), baleines (rares et bien entendu interdites de chasse hormis le petit rorqual).
Ce sont les oiseaux que l’on rencontre le plus au Svalbard (migrateurs, sauf le lagopède), mais ce sont surtout leur quantité qui frappe : de retour d’une sortie de ski de randonnée au Spitzberg, vous pourrez être amené à apercevoir une colonie de plusieurs milliers de guillemots sur une falaise par exemple. Citons le Fulmar boréal (bon planeur), l’oie à bec court, la bernache nonnette (craintive, elle n’hésite pas à abandonner son nid si un prédateur approche), l’eider (vole au ras de l’eau), le labbe, le goéland bourgmestre, la mouette tridactyle, le sterne arctique, le guillemot de Brünnich (cousin du petit pingouin), le guillemot à miroir, le macareux moine (à gros bec coloré), le bruant des neiges…
Une banque de gènes (dépôt de semences végétales) a été créée dans le pergélisol en 1983 et contient actuellement des centaines de milliers d’échantillons en provenance du monde entier.
En 1973, puis en 2003 et 2005 des parcs et réserves naturelles ont été créées. La protection de l’environnement, présente dans le traité du Spitzberg, est une des principales actions des autorités norvégiennes présentes sur place, ainsi que la protection des vestiges historiques et culturels. Le gouverneur a en ce sens un rôle très important au Spitzberg. Le tourisme et toutes les activités liées au tourisme (comme le ski de randonnée au Spitzberg) sont réglementées : taxe environnementale, obligation d’avoir une assurance couvrant les frais de secours éventuels, titulaire d’un permis de tir dans le groupe, etc.
Contrairement aux gros bateaux de croisière, le voilier est une façon douce de découvrir cette partie du monde et une excellente base pour des activités à terre comme le ski de randonnée. La traversée de la Norvège au Spitzberg prend environ quatre jours mais on peut arriver en avion à
Longyearbyen après une escale à Tromso ou Oslo (compagnie SAS). Il n’existe bien entendu aucun réseau routier à l’intérieur du Spitzberg hormis en ville et les habitants possèdent quasiment tous une motoneige.
La plus haute montagne du Spitzberg (le Newtontopen) culmine à 1713m, suivi du Perriertopen (1712m) et la plupart des sommets font moins de 1000m.
Tout le Spitzberg se prête à la pratique du ski de randonnée, du nord au sud citons les régions du Haakin Land, Oscar Land, l’île Prins Karl Forland (alias avant-terre du prince Charles), le Nordenskjold Land, le Torell Land, les baies Kongsfjorden, Isfjorden, Bellsund (et son île Aksel qui ferme le fjord Van Mijen), Hornsund (où une base scientifique polonaise s’est installée à l’entrée), etc.
La région du nord-ouest, avec de nombreux sommets à faire en ski de randonnée et à voile se découpe en trois partie : l’île toute en longueur du prince Charles qui présente sur sa partie orientale une succession de glaciers sur 20km et un chenal d’à peine quelques mètres de profondeur la séparant du Spitzberg, toute la région comprenant la baie du roi, l’île de Blomstrand, la baie de la Croix, la baie de la Madeleine, le Smeerenburg, le Raudfjorden, et puis toute la zone à l’est du Woodfjord qui est la partie la plus sèche de l’archipel donc avec peu de glaciers.
La région du sud est moins visitée et son point culminant est le Hornsundtind (1431m). Le bateau Kamak s’y rend régulièrement. Une zone de roches du primaire forment plusieurs chaînes de montagne très pointues entrecoupées de nombreux glaciers crevassés (le Samarin, le Storbreen, le Hornbreen dans le Hornsund par exemple). Là aussi, cette région se prête merveilleusement bien à la pratique du ski de randonnée depuis un bateau. Les étendues glaciaires et enneigés y sont sublimes.
Le nord-est du Spitzberg est plus difficile d’accès donc moins fréquenté.
Difficile de tout décrire du Spitzberg, il faut que la magie opère ! Pour cela, agences de voyage, guides indépendants, vous pouvez réserver le voilier Kamak avec son personnel à bord, ou pratiquant de ski de randonnée réserver votre place sur un des voyages guidés par Jean Bouchet, pour un périple ski de randonnée en bateau.